Le rempart romain

du Bas-Empire

Déesse Tutela de Vienne

Déesse Tutela de Vienne

Le rempart est visible sur sa coiffe. (c) musée de Vienne

Construsction du rempart

Construsction du rempart

dans les années 275-305, avec remplois à la base. (c) J.P. / musée de Die

Die au Bas-Empire

Die au Bas-Empire

blottie dans son enceinte toute neuve, avec ses tours. Restitution (c) J.P. / musée de Die

Vue générale du rempart

Vue générale du rempart

sur le plateau de la Citadelle surplombant la ville.

Gravure de 1811 - Die

Gravure de 1811 - Die

vue de Pluviane, avec remparts et cathédrale. Vision romantique. (c) musée de Die

Fondations en remploi

Fondations en remploi

Secteur du Cagnard. On reconnaît des dalles de rue et des colonnes. (c) J.P. / musée de Die

Tour des Chasseurs

Tour des Chasseurs

sur les pentes de l'hôpital. 2 des 3 pans de l'avancée de la tour sont visibles. (c) J.P. / musée de Die

Tour circulaire polychrome

Tour circulaire polychrome

A la base de la tour, alternance de pierres et de briques. (c) J.P. / musée de Die

Lorsqu'elle devient la capitale des Voconces dans le courant du IIe siècle, la ville de Dea Augusta Vocontiorum (Die) est encore une ville ouverte. Ce n'est qu'à la fin du IIIe siècle, après les premiers raids germaniques sur la Gaule et l'Italie, qu'un rempart est construit.

 

Pourquoi un rempart ?
C'est avant tout une protection, bien sûr. Mais pour les Romains, c'est aussi une façon de monumentaliser la ville, de montrer son importance : les déesses tutélaires, qui personnifient les villes, portent un rempart en guise de couronne. Le rempart peut être vu comme une démonstration de puissance, de la part d'une ville qui vient d'accéder au rang envié de colonie, ce qui est le cas de Die au IIIe siècle...

 

L'enceinte de Die mesure 2 km de longueur pour une épaisseur de 3,60 m et une hauteur de 8 à 14 m, selon les endroits. Une soixantaine de tours rythmaient son tracé, ainsi que deux portes principales sur la voie du Rhône aux Alpes. Deux poternes sont connues sur le plateau sommital de la ville. La surface fortifiée est de l'ordre de 27 hectares (9 ha à Grenoble, 5 ha à Genève, autres villes contrôlant les accès alpins).

 

Certaines tours et courtines sont décorées de cordons de briques ou d'effets de damiers. Quatre plans de tours sont répertoriés à Die : plans carrés et semi-circulaires alternent autour de la ville basse ; sur les pentes et le sommet du plateau les tours présentent une avancée à trois pans. Enfin, une tour est assez particulière : avec son avancée à 7 pans, elle est unique dans le monde romain !

 

Avec sa porte Saint-Marcel, le rempart de Die est le seul monument romain conservé en élévation dans le département de la Drôme. La partie la mieux conservée de la fortification est classée monument historique.

 

En avril 2013, sur demande municipale, l'architecte-en-chef des Monuments historiques a présenté un important programme de restaurations et de mise en valeur de ce monument. Cette étude devrait permettre dans les années à venir de rendre toute sa lisibilité à la fortification romaine de Die...

L'association Dea Augusta aide à la restauration du rempart de Die

© 2020 par le Musée de Die et du Diois

11, rue Camille Buffardel - 26150 - Die - France

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